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Les régimes généraux et les contrats d’assurance généralistes ne prennent pas en compte les particularités liées à l’exercice à la profession de médecin. De ce fait, le cabinet Raoult a sélectionné des contrats adaptés à votre profession de médecin.

Schéma explicatif indemnités assurances complémentaires des médecins
Schéma explicatif assurances complémentaires madelin des médecins

Que retenir en synthèse de l’indemnisation CARMF en cas de maladie, invalidité ou décès et au titre de votre activité libérale ?

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  • Maladie : il n’y a aucune indemnisation avant un délai de 3 mois. Après 3 mois, l’indemnisation mensuelle varie de 1.978€ à 3.941€ / mois en fonction des revenus de l’année précédente qui détermine votre classe de cotisation (A, B ou C).
  • Invalidité : l’indemnisation nécessite une incapacité de travail de 3 ans et elle varie de 1.247€ à 2.078€ / mois selon votre classe de cotisation. Trois majorations complémentaires sont possibles : 35% si le revenu du conjoint marié est inférieur à 1.712 € par mois, 35% si le médecin invalide a besoin de l’aide d’une tierce personne et 10% s’il a 3 enfants issus du mariage en cours.
  • Décès : versement d’un capital unique de 60.000 € accompagné d’une rente conjoint survivant variant de 584€ à 1.107€ / mois ainsi que d’une rente éducation pour enfant à charge de 652 € par mois.

Médecins, vous souhaitez en savoir plus sur votre indemnisation CARMF en cas de maladie, invalidité ou décès ?

En cas de maladie :

Le temps de carence est de 90 jours à condition d’avoir déclaré l’incapacité de travail au plus tard avant la fin du 2 ième mois suivant le fait générateur. A défaut, l’indemnisation sera encore repoussée au 31 ième jour suivant la déclaration effective à la CARMF. Le médecin malade sera donc indemnisé au mieux à partir du 91 ième jour et il devra se débrouiller avec ses économies ou faire appel au contrat de prévoyance facultatif qu’il aurait pris le soin de souscrire en amont. Notez bien que la CARMF conditionne le versement de l’indemnité à un arrêt total de l’activité professionnelle.

Il existe 3 classes (A, B ou C) qui sont définies en fonction du revenu de l’année passée, classes qui déterminent les prestations versées au médecin libéral en incapacité de travail. Découvrez ci-dessous le montant de l’indemnisation journalière qui est versée pendant maximum 3 ans pour un médecin de moins de 62 ans et à conditions de réunir 6 années d’affiliation à un régime obligatoire de prévoyance dont la CARMF.

ClasseRevenu annuel de référenceIndemnisation journalière
AInférieur à 39.732 € par an66 € par jour ou 1.978€ par mois
BDe 39.732 € à 119.196 € par an99 € par jour ou 2.967€ par mois
CA partir de 119.196 € par an132 € par jour ou 3.941€ par mois

 

De 62 à 65 ans, la durée de versement à taux plein est plafonnée à 12 mois puis réduite de 25% la 2ième année et de 50% la 3ième année. Si le médecin travailleur indépendant est âgé de plus de 65 ans, l’indemnisation CARMF sera réduite de 50%. Une mise à la retraite pour inaptitude peut aussi se substituer aux indemnités précédentes.

En cas de rechute survenant moins d’un an après le premier arrêt, le médecin sera indemnisé à partir du 15 ième jour suivant la déclaration à la CARMF
Comme vous pouvez le voir, les indemnisations journalières peuvent sembler correctes mais elles se révèlent souvent insuffisantes pour faire face aux charges personnelles et professionnelles des médecins libéraux et ce d’autant plus que la CARMF n’indemnise pas les trois premiers mois. Un bon contrat de prévoyance Madelin spécialisé pour l’activité de médecin libéral permettra de résoudre ces inconvénients et même de prendre en charge la perte de patientèle inévitable dans ces situations !

En cas d’invalidité ?

A moins d’une consolidation rapide, le passage en invalidité intervient généralement après 3 années d’incapacité de travail du médecin indépendant libéral. Le déclenchement de l’indemnisation nécessite au moins 8 trimestres d’affiliation consécutive à la CARMF et 15 pour être indemnisé à taux plein.

Pour être indemnisable via la CARMF, le médecin devra être à jour du paiement de ses cotisations CARMF, avoir moins de 62 ans et être incapable d‘exercer n’importe quelle autre profession de santé.

Ces précisions apportées, découvrez maintenant l’indemnisation en cas d’invalidité en fonction de votre classe :

Classe de revenusIndemnisation au titre de l’invalidité
A (revenu < 39.732 € par an)1.246€ par mois, soit 14.959 € par an
B (revenu > 39.732 €  < 119.196 €)1.558€ par mois, soit 18.698 € par an
C (revenu > 119.196 € par an)2.078€ par mois, soit 24.931 € par an

 

Les pensions ci-dessus peuvent être majorées à 3 niveaux potentiellement cumulables :

  • Une majoration de 35% est appliquée si les revenus de votre conjoint(e) marié(e) (PACS exclu) sont inférieurs à 20.550 € par an.
  • Une majoration de 35% si le médecin invalide nécessite le recours à une tierce personne pour les actes ordinaires de la vie courante (manger, s’habiller etc.)
  • Une majoration totale de 10% si le médecin a au moins 3 enfants.

Vous pourrez enfin bénéficier d’une rente de 6.945 € par an soit 579 € / mois par enfant à charge et ce quel que soit votre classe de cotisation.

Illustration sur l’exemple d’un médecin généraliste invalide suite à un burn out.

Considérons Jacques, médecin généraliste dans une ville moyenne de province, installé depuis plusieurs années, marié à une enseignante, père de 2 enfants avec un BNC de 80.000 € (revenu après charges professionnelles et avant impôts). Jacques est invalide suite à un burn out qui est la première cause d’invalidité chez les médecins selon la CARMF. Il ne peut définitivement plus exercer.

Avant son accident, le revenu avant impôts de Jacques était de 6.700 € par mois. Suite à son invalidité la CARMF lui versera un montant mensuel de 2.716 € tant que ses enfants seront à sa charge puis 1.558 € ensuite. A défaut d‘avoir souscrit un contrat de prévoyance Madelin parfaitement adapté à sa profession, Jacques subira donc une perte de revenus mensuelle dramatique qui variera de 4 à 5.100 € soit une baisse permanente de 60 à 80% jusqu’à la retraite. Cette situation pourrait balayer la solidité de la famille et faire craindre en plus l’isolement futur de Jacques.

Vous souhaitez vous aussi obtenir un diagnostic personnalisé, contactez-nous sans aucune obligation, nous vous répondrons objectivement et sans obligation.

En cas de décès ?

Trois types d’indemnisations peuvent être versés via la CARMF en cas de décès du médecin libéral :

  • Le capital décès : c’est une somme versée en une fois au conjoint survivant avec qui vous êtes marié depuis au moins 2 ans ou à défaut vos enfants à charge.
  • La rente conjoint survivant, c’est une rente versée au conjoint survivant à condition d’être marié depuis plus de 2 ans (PACS exclu) et que le conjoint survivant ait moins de 60 ans.
  • La rente enfant ou rente éducation, est versée à vos enfants jusqu’à 21 ans voir 25 ans en cas de longues études pour les accompagner financièrement.

 

Type de prestations en cas décèsMontants
Capital60.000 €
Rente conjointDe 584 € à 1.107 € par mois soit de 6.642 € à 13.284 € par an
Rente enfant
  • 652 € par mois ou 7.823 € par an par enfant à charge
  • ou 812 € par mois soit 9.742 € par an si orphelin de père et de mère

Pourquoi les contrats Madelin sont-ils conseillés aux médecins ?

Avec les contrats Madelin, le médecin travailleur indépendant pourra compléter sa protection pour mieux faire face à trois types d’incertitudes qui mettent en danger ses revenus : les arrêts maladie, l’invalidité et la retraite. Il existe donc trois catégories de contrats Madelin différents, chaque contrat intervenant pour garantir à la carte les risques correspondants. Chaque catégorie de contrat Madelin peut et doit être souscrit en fonction de vos objectifs et de votre situation personnelle et familiale tout en respectant les limites fixées par le code général des impôts. Il existe en effet des plafonds de déductibilité ou enveloppe fiscale pour chaque catégorie de contrats Madelin (santé, prévoyance et retraite). Le niveau de déduction fiscale varie en fonction du BNC du médecin chaque année. Ces plafonds doivent être impérativement respectés pour ne pas risquer une remise en cause des avantages fiscaux acquis.

Concernant la retraite, prenons l’exemple d’un médecin libéral gagnant environ 130.000 €. On peut estimer qu’il perdra environ les ⅔ de ses revenus lors de son départ en retraite. Ses revenus de retraité seront donc d’environ 40.000 € par an. Le revenu mensuel de notre médecin passera ainsi de 10.800 € à 3.300 € soit une perte nette de 7.500 € par mois qu’il faudra compenser au moins partiellement. Le contrat de retraite Madelin est l’un des leviers à utiliser. Le principe du contrat retraite Madelin est simple : pendant que vous exercez, vous épargnez régulièrement une somme qui sera bloquée sur un compte épargne retraite spécifique. L’épargne ainsi constituée, majorée des intérêts, sera transformée en rente à vie le jour de votre départ à la retraite. En contrepartie de votre effort d‘épargne en cours d’activité, vous pourrez déduire, sous condition, votre épargne de vos charges professionnelles ce qui vous permettra d’économiser des impôts et donc de faire supporter une partie de l’effort d’épargne par l’état.

Vous souhaitez connaître plus précisément les avantages des contrats Madelin pour votre famille et vous via une étude personnalisée ? Contactez-nous simplement en utilisant le formulaire de contact du site mon-assurance-madelin.fr.

Femme médecin, comment serez-vous indemnisée lors de votre grossesse ou de votre maternité ?

Pour la femme médecin, en cas de maternité, sachez qu’aucune indemnisation n’est prévue via la CARMF, sauf en cas de complication ou grossesse pathologique. Pour ce dernier cas, vous pourrez bénéficier d’indemnités journalières après un temps de carence de 90 jours, à condition bien sûr de respecter les conditions explicitées ci-dessus. Quoi qu’il en soit l’indemnisation journalière peinera à couvrir ne serait-ce que vos charges. Notez néanmoins que la femme médecin libérale pourra bénéficier de l’indemnité journalière forfaitaire de repos maternel ainsi que de l’allocation forfaitaire. Ces deux aides doivent être demandées à la caisse d’assurance maladie et ne constitueront qu’un complément. Une solution de type épargne personnelle et /ou contrat de prévoyance adaptée devront donc avoir été anticipés.

Quels sont les avantages d’une assurance professionnelle pour les médecins libéraux ?

Les avantages notoires à prendre en compte pour une assurance professionnelle sont qu’elles permettent de vous verser des indemnisations supplémentaires pour compléter celles de la CARMF qui seront insuffisantes et ne permettront pas de subvenir à vos besoins et à ceux de votre famille en cas de maladie et encore pire, d’invalidité. On note par exemple le temps de carence de 90 jours durant lequel vous ne touchez aucune indemnité en cas d’arrêt maladie, situation qui mettra en risque votre trésorerie ou épargne de précaution. Un contrat de prévoyance viendra donc en relais dans un premier temps. Si vous estimez que les indemnités journalières ne sont pas assez élevées, votre assurance professionnelle pourra vous verser des indemnités supplémentaires pour répondre à vos besoins et selon ce qui aura été convenu lors de sa mise en place.

Secondement, une bonne assurance professionnelle spécialisée sur la couverture des médecins prendra en compte et reconnaîtra beaucoup de pathologies spécifiques à votre métier contrairement à un contrat générique ou au régime de base. Si toutefois le régime obligatoire estime que vous n’êtes pas invalide, votre contrat de prévoyance s’il est sérieux vous versera les indemnités si vous ne pouvez simplement plus exercer le métier que vous avez choisi et auquel vous vous êtes formés pendant de nombreuses années : médecin !

Comme vous pouvez le constater, les contrats d’assurance professionnelle permettent de couvrir tous les points où le régime obligatoire pêche. Les cotisations payées dans le cadre des contrats Madelin sont déductibles de vos bénéfices grâce à l’article 154 bis du Code général des impôts.

Comprendre votre protection sociale